INSTUTUTO CULTURAL DE MÉXICO

119, rue Vieille du Temple - 75003 Paris

lundi-vendredi 10h-13h & 14h-18h, samedi 15h-19h
fermé dimanche et jours fériés

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mail : idemexfra@sre.gob.mx

La mission principale de l'Instituto Cultural de México à Paris est la diffusion de la culture et de l'art mexicain ainsi que la coordination des échanges culturels entre la France et le Mexique. Sa vocation est donc de promouvoir toute manifestation culturel dont sont partie prenante les artistes mexicains ou les artistes étrangers ayant consacré une partie de leur production à la culture mexicaine

Beaubourg/Marais/Bastille

Expositions précédentes

08 mars 2018 —> 31 mars 2018
Carnet du Mexique
    NICOLAS DE CRECY
Aquarelles originales réalisées pour le Travel Book Mexico
(Éditions Louis Vuitton)
Après son succès auprès du public mexicain au Musée national d’Art Moderne de Mexico, où l’exposition a été vue par plus de 33 000 visiteurs, “Carnet du Mexique” de Nicolas de Crécy est présentée à Paris dès le 9 février, enrichie d’une dizaine d’œuvres inédites

Puissance du dessin, expressivité des couleurs, fourmillement de détails et influences multiples... L’auteur du Bibendum céleste offre une vision baroque et poétique de la capitale mexicaine qui exalte à la fois sa riche architecture et la vivacité de sa foisonnante population, résumant ainsi l’éclectisme de la ville et de ses environs, Oaxaca, Tepozlán, Cuetzalan... Une variété qui se retrouve dans les différentes techniques utilisées par Nicolas de Crécy : aquarelle, gouache, encres, acrylique.

« Je ne trouve pas, je cherche ! », ironise Nicolas de Crécy en inversant la célèbre maxime de Picasso. Scénariste et dessinateur, peintre et écrivain depuis plus de vingt-cinq ans, Nicolas de Crécy signe une œuvre protéiforme, aussi insolite que poétique. Dans ses livres, nourris par la philosophie, la littérature et le surréalisme, il multiplie les expériences graphiques et stylistiques, revisite les genres (bande dessinée, manga, carnets de voyage ou de dessins…) et les techniques (encre de Chine, aquarelle, crayon, gouache, stylo, craie…), tout en composant conjointement à ses travaux éditoriaux une œuvre plasticienne à part entière — peintures, sculptures, gravures. Autant d’expérimentations qui se nourrissent les unes des autres et renouvellent la pensée comme le geste du créateur.

Né à Lyon en 1966, cet artiste aux modes d’expression multiples s’est fait connaître par la bande dessinée.

En 1991, Les Humanoïdes Associés publient son premier album, un Foligatto empreint de la pensée de Beckett, couronné par divers prix. Dès lors, Nicolas de Crécy n’aura de cesse d’élargir les cadres et de brouiller les pistes pour explorer librement tous les modes narratifs et formels. Du scénario baroque et onirique (Le Bibendum céleste, qui court sur trois volumes) au récit satirique et grinçant (la série des Léon la Came, dont le deuxième volume a reçu l’Alph-Art du meilleur album 1998), de la fable muette (Prosopopus) au conte loufoque (Salvatore), Nicolas de Crécy investigue aussi bien la bande dessinée que l’illustration jeunesse (La Nuit du grand méchant loup, Le Roi de la piste), le carnet de voyage (Carnets de Kyoto), le texte illustré plus personnel (New York-sur-Loire, Des gens bizarres, Cafés moulus), le récit autobiographique en dessins (Journal d’un fantôme) ou encore le manga (La République du catch, publié dans le magazine japonais Ultra Jump en 2015)… Il est également le premier auteur à signer une bande dessinée sur le Louvre (Période glaciaire, 2005), dont les planches originales ont été présentées dans l’enceinte de l’illustre institution en 2009. Pensionnaire en résidence d’artiste à la Villa Kujoyama, à Kyoto, en 2008, Nicolas de Crécy prolonge depuis l’aventure nipponne en multipliant projets et collaborations avec des artistes japonais, à l’instar d’Artbook (2014), exécuté avec son complice Taiyō Matsumoto.

Son travail fait l’objet de traductions et d’expositions en Europe, aux États-Unis et au Japon. Une monographie a ainsi été publiée chez MEL Publisher en 2016, alors que l’artiste plasticien investissait la même année Le Quartier — centre d’art contemporain de Quimper — pour une plongée dans la fabrique du dessin, ses techniques et ses processus, et dans Le Manchot mélomane, un hommage à Paul Wittgenstein (1887–1961), célèbre pianiste virtuose amputé de la main droite, qui lui a inspiré un portrait en creux… « Se laisser surprendre et se surprendre soi-même », résume l’artiste.